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Nano plot... maybe

hrithik pool
C'est typique d'un compte à rebours Nano. Ca fait deux semaines que je pense à une histoire, en fait mon Nano 10, à la continuer, la reprendre, et la finir. Et puis boum, il y a le plot bunny qui s'installe dans ma tête, tape dans ses cymbales et me fait une danse du ventre à laquelle je ne peux pas résister. 

De thriller, je passe à romance SF/fantasy. Une histoire d'enlèvement et de love story que même les auteures de Harlequin n'osent plus écrire. On va dire que c'est le printemps ? L'arrivée de la chaleur ? Un trop plein de Bollymovies ? 

Même le titre est naze. Revenge. En prime, je ne sais même pas dans quelle langue je vais l'écrire. Anglais, français ? Style cool ou style plus soutenu ? Ils le font dès le premier chapitre ou on attend un peu pour sortir les horreurs ? 

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En vrac, totalement

hrithik pryia
J'ai enfin pensé à commander une médaille pour Gribouille ! Histoire qu'il ait quelque chose accroché à son collier quand il fugue qui proclame son nom et qu'il a une maîtresse qui a un 06. Sur l'autre face, il y a un dessin de fox. Des fois qu'on le prendrait pour un doberman. 

J'étais méga excitée en achetant des fournitures scolaires. Misère, il ne me faut pas grand chose en ce moment. Mais vu que je veux prendre des notes sur les bouquins que je lis, autant le faire correctement sur du papier ligné (écolier, quoi) avec des stylos billes qui marchent, et des stabilos pour surligner les titres. Et un classeur pour mettre le total. N'empêche, j'ai retrouvé le goût de mes années d'étudiantes en achetant tout ça, ou le plaisir pur à moins de dix euros. 

Parce que apprenez que lorsque j'étais à la fac, je pensais bien passer ma life toute entière à étudier. C'est pour ça que je voulais devenir prof, mais à la fac. Pour éventuellement donner quelques cours, mais surtout faire des recherches. La fille dans la salle du fond entourée de bouquins poussireux, voilà ce qui me faisait rêver. Et puis il y a eu la vie. Celle qui fait que le soir, tu as autant envie d'ouvrir un bouquin autre que le programme télé que d'aller chez ta belle-mère aux prochaines vacances. 

Et puis un jour on s'aperçoit qu'on a le cerveau en friche, qu'apprendre est devenu difficile - difficile, putain, et que mémoriser quelques signes est un Himalaya. Ca aurait pu me décourager mais ça a fouetté mon orgueil. Je me suis toujours vu comme essentiellement intellectuelle. Je ne suis ni sportive, ni très intéressée par l'entretien de mon corps en général, mais mon cerveau qui fonctione mal, là ça m'interpelle et ça me donne envie de réagir. 

Sur ce, j'ai mes consonnes du jour à apprendre. 

Oublier le français

hrithik pool
J'ai tipiaké plusieurs méthodes de hindi, en fait en prenant tout un pack, avec plusieurs méthodes incluses. L'Assimil coûte 65 €, ce qui est cher pour moi, surtout que je ne savais pas encore, en tipiakant, si j'allais tenir plus de quelques jours mon idée d'apprendre l'hindi. De plus, j'ai assez peu d'affinités avec l'Assimil. 

L'inconvénient, à se retrouver avec plusieurs méthodes, toutes en anglais, est qu'on ne sait pas trop laquelle choisir. On commence avec une, ça ne parait pas clair, on passe à l'autre, en ayant pour seul guide les lettres inconnues qu'on essaie de mémoriser. Pour finir, j'ai opté pour UNE méthode, mais après près de deux semaines de tatonnements. Je ne considère pas ça comme du temps perdu. Si j'avais pris une seule méthode, peut être me serais-je découragée devant une difficulté basique. 

La première chose à faire lorsqu'on apprend une langue étrangère via une autre langue étrangère (je rappelle que toutes les méthodes tipiakées sont en anglais) c'est qu'il faut oublier sa propre langue maternelle. Prenons un exemple très simple. On m'apprend que tel signe en hindi se prononce "ca" et moi je lis "ka" comme dans "catastrophe" en français dans le texte. Heureusement, la méthode précise que le "ca" en question se prononce en fait "tcha" comme dans "cheese" ou "cheat". Un anglais n'aurait probablement pas fait l'erreur. Et oui, j'ai les mp3 correpondants, mais ma mémoire est une mémoire visuelle. J'ai besoin de voir écrites les choses pour les retenir. Je peux entendre un son et regarder un signe, mais je le retiendrais bien moins que si je lis que ce signe veut dit "ca" (tcha). 

Ensuite, il ne faut pas être pressée. C'est un de mes (nombreux) défauts, je veux toujours aller trop vite. Un vieux reste d'école primaire, où tout me paraissait facile. J'étais si pressée que j'ai sauté une classe. Depuis, j'ai tendance à négliger les bases, et ça m'a souvent joué de mauvais tours. Donc, je suis toujours sur l'alphabet. Oui, c'est long, oui je mets du temps. Mais plus je progresse, même si lentement, plus je suis accrochée par cette langue et disons-le aussi, par le défi intellectuel que représente son apprentissage. 

J'ai l'impression de reprendre des études et si ça ne me fait pas bondir de mon lit le matin, ça n'en est pas loin. Par contre, mon cerveau est complètement rouillé. J'ai un mal fou à retenir quelques lettres chaque jour, et il y a beaucoup plus de lettres (et leurs formes dérivées) en hindi qu'en français. 

En prime, je me rends compte que j'ai besoin de tenir mon cours entre mes mains. Ce soir j'ai finalement imprimé toute la leçon sur l'écriture hindi. Pour pouvoir m'y réferer le soir avant de dormir, quand brusquement je pense à ce que j'ai appris une heure avant  et que je me dis "zut, le ka, ça s'écrit comme ça ou comme ça?" Plus facile de prendre mes papiers sur ma table de nuit que de rouvrir mon fichier sur le PC (yeux explosés par l'écran, bonjour). J'ai l'impression qu'à force de ne rien faire, j'ai désormais la mémoire d'un poisson rouge et à peu près la même capacité de concentration. 

Je travaille une heure à peu près le soir sur l'hindi. Mais toute la journée, mon cahier est avec moi et je regarde les lettres, je les trace, histoire de bien imprégner. Ca me déplait fortement que mon cerveau soit si rebelle à apprendre, alors que j'étais quand même assez douée pour ça. Alors on se remet au travail et on bosse, mes petits neurones. On ne va pas se laisser intimider par un alphabet de *nombre censuré pour ne pas décourager* lettres. 

Question à ma F-liste étudiante 2.0 : lorsque vous prenez des notes à partir d'un livre, vous les prenez à l'ordi ou à la main ? Je ne parle pas de l'hindi, mais mettons d'un livre sur l'Inde en général. A ma lointaine époque d'étudiante, je le faisais à l'ordi, mais j'ai l'impression que si j'écris à la main, je retiendrais plus facilement. Parce que ça me semble dommage de lire un livre, et de savoir qu'une fois refermé, il y a peu de chances que je me souvienne de tout ce qui est important. Je vais garder en mémoire des faits basiques, mais pas tout ce que je veux retenir. 

Ca me fait penser qu'il faut que je m'imprime une carte détaillée de l'Inde. Parce que bon, c'est trop la honte de ne pas avoir placer des villes dont j'ai entendu parler, mais dont j'ignore totalement si elles sont au nord, au sud, à droite, à gauche... 


hrithik pryia
Donc, je suis toujours au milieu des consonnes hindi. Pour chaque voyelle/consonne romaines, il y a 2 ou 3 signes correspondants en hindi, et je parle des formes principales, pas des formes dérivées avec un point pour souligner une prononciation un peu différente. Je dois en être à la moitié de l'alphabet et j'ai le cerveau qui explose. Mais en même temps, ça finit par rentrer et je suis contente de faire travailler mes neurones, qui faisaient relache depuis de longs mois. Je mettrais le temps qu'il faudra, mais je saurais écrire, de mémoire, chaque signe d'hindi. Oui madame. 

Sinon j'ai fini un roman über déprimant qui se passe dans l'Inde des 70-80s, L'équilibre du monde de Rohinson Mistry que je ne conseille pas. Il est bien écrit, l'histoire est intéressante mais les personnages auxquels on finit par s'attacher finissent tous mal, échouent, vont de Charybde en Scylla. Franchement, je suis contente d'être venue à bout de ce pavé qui ne manque pas d'humour, mais alors très noir ! 

Par contre, je trouve très intéressant le petit livre que j'ai trouvé sur l'Inde contemporaine, L'Inde, Histoire, Société, Culture de Pauline Garaude (Ed La Découverte) et j'aimerais bien trouver un livre qui développe le chapitre sur la condition féminine et les relations homme/femme, dans les villes surtout. 

Par un parallèle amusant, suite à la rediff des Amants du Flore, je lis -enfin- Le Deuxième Sexe. J'ai skippé le premier tome pour passer directement au 2 (le 1 expose les faits sur la femme tels que connus et admis en 1949 donc ça me parait un peu daté, notamment pour la biologie et la psychanalyse). Beauvoir expose comment la petite fille, puis la jeune fille et la femme découvre son corps, le corps des hommes, sa sexualité etc. Et bien qu'écrit en 1949, il y a beaucoup de choses qui restent complètement vraies. L'éducation, par exemple, lorsqu'on encourage les petits garçons à bouger tandis qu'on enseigne aux petites filles à faire attention à leurs jolis vêtements, à être calmes et sages. 

Je n'ai plus qu'à trouver une idée pour une histoire, et j'aurais complètement remis mon cerveau en marche. Ca fait du bien !

Après les voyelles, les consonnes

hrithik pryia
On va dire que je maitrise les voyelles hindi. J'ai encore un peu besoin de les réviser, mais basiquement, elles sont rentrées dans ma tête, je peux les tracer à tout moment de la journée quand je veux m'en rappeler. Ce soir, j'ai attaqué les consonnes. Lentement, mais sûrement, est devenue ma devise. Je veux que l'alphabet soit bien entré dans ma tête avant de m'attaquer aux leçons proprement dites et apprendre à dire bonjour. D'un autre côté, comme j'y arrive assez facilement, je suis encouragée par mes progrès et je n'ai pas envie d'abandonner comme avec le japonais où j'avais été infoutue de mémoriser une seule voyelle. 

Ou alors mon cerveau est beaucoup plus motivé sur ce coup-là. Il faut dire que j'apprends l'hindi, je lis des romans écrits par des auteurs indiens (en ce moment, L'équilibre du monde) et je regarde des Bollymovies (Jab We Met 1ère partie ce soir). Je vais même cuisiner indien. J'ai acheté de quoi faire un poulet tandoori et un gâteau de semoule à la cardamone ce week-end. 

Il faut qu'hier, j'avais emmené Gribouille à la campagne, et que sur une impulsion, après une longue marche, je suis allée jusqu'à Cultura avec mon chien qui m'empêchait de paniquer pendant que je conduisais. Je suis restée vingt minutes dans le magasin, parce que le chien était dans la voiture, et j'ai trouvé deux livres de cuisine indienne pas chers. Ca faisait presque six mois que je n'avais pas conduit aussi loin et me retrouver à Cultura m'a fait beaucoup de bien. 

Je crois que j'ai trouvé ma nouvelle bulle. J'ai essayé différents trucs depuis le début de l'année, en me forçant un peu à aimer, mais rien ne vaut le vrai intérêt pour un univers, la vraie envie de faire des choses dans cet univers. 
hrithik pryia
Lit commandé ! Je l'aurais jeudi aprem, avec 4 (oui, QUATRE) bibliothèques. Enfin des casiers pour mettre des livres, en faux bois authentique, blanc, 2 m de haut. Je vais enfin pouvoir virer les cartons qui s'entassent dans la première chambre. Aliger tous mes livres sur de belles étagères. Ne pas me dire un soir à minuit que tiens, je relirais bien un Donna Leon... au fond du carton, lui même au fond du placard... bon je vais prendre autre chose. 

Naturellement, les prix sont scandaleusement chers. Non pas les meubles eux-mêmes, mais la livraison/montage. J'adore le "vous n'avez personne pour vous aider?" sous entendu "t'as pas de mec pour faire le boulot?" Non. Je suis une princesse, je veux que tout me soit livré (deux étages à pied) et monté. Va monter une bibli style Ikea de 2 m de haut toute seule. J'ai déjà essayé et je n'y suis pas arrivée. 

Sinon, je m'aperçois que je fais ma mystérieuse sans le vouloir. Et si dans deux semaines ou un mois je vous dis que j'ai abandonné mon beau projet, si vous me dites que je me lance dans plein de trucs sans en finir aucun, tant pis. That's me. Et si, il y a des projets que j'ai finalisé, tout de même. 

Donc. J'aimerais apprendre les bases de l'hindi. Je me sens totalement frustrée quand j'entends une longue tirade dans un film et que je sais que le str en anglais ne fait que résumer la tirade en question. Je me sens frustrée de ne pas comprendre UN mot de ce qui se dit, à part des trucs comme dadi (grand-mère), didi (soeur au sens large), bhai (frère). J'écoute de toutes mes oreilles, j'essaie malgré moi d'isoler les mots pour essayer de comprendre quelque chose. C'est bien la première fois que ça me fait ça. J'ai regardé pas mal de films en allemand, en chinois, le tout en VOSTR, en me foutant pas mal de ne pas comprendre un traitre mot. Mais là, non, j'ai envie de comprendre. 

J'essaie d'abord d'apprendre l'alphabet. C'est là où je me suis plantée avec le japonais il y a un an et quelque. Je ne suis jamais arrivée à simplement mémoriser les cinq voyelles. Jamais. J'avais beau les dessiner, ça ne rentrait pas. Pas une. 

Hier soir, j'ai tipiaké une méthode anglaise d'hindi et j'ai trouvé un alphabet. Donc, 3T = a et 3Pi = aa (mon moyen mnéotechnique pour me rappeller). J'ai juste appris ça hier soir, je me lui répété ce matin au petit déj et encore et encore. Et là, promis, je n'ai pas regardé. Ce soir, deux autres lettres. Lentement, mais sûrement, j'arriverais bien à apprendre cet alphabet et à pouvoir progresser un peu. En même temps, dans les fichiers tipiaké, il y a un guide de conversation. Moi qui suis plutôt je n'apprends que ce que je lis, j'ai envie d'essayer l'oral. 

Il existe une seule méthode en France, Assimil, mais j'ai de grosses hésitations à la prendre. Je garde de mauvais souvenirs de l'assimil allemand et espagnol pour une remise à niveau, et assimil italien pour deux voyages. Je trouve leur méthode un peu trop sèche et barbante, et très éloignée de ce dont j'ai besoin. 

C'est mon défi intellectuel du moment. Si ça marche, je serais très contente de pouvoir comprendre un peu les films que je regarde et de lire les articles en hindi. Sinon, ce sera un fail de plus. 

Hier soir j'ai regardé la première partie de Veer Zaara. Je ne pourrais pas voir la suite ce soir mais j'ai hâte. 

Craaaac !

hrithik pryia
C'est à peu près le bruit que mon lit a fait en se cassant net pendant que je papotais au téléphone avec BFF. On était déjà bien partie dans un fou rire, mais quand elle a entendu le bruit et que je lui ai raconté que mon sommier ressemblait désormais au Titanic en train de sombrer, on est parti dans un fou rire monstre. J'ai fini de démonter le lit (un simple cadre en bois avec tête de lit style Ikéa) et je dormirai désormais avec le matelier posé sur le sommier en lattes posé sur le plancher. Enfin jusqu'à ce que je trouve un autre lit. 

De toute façon, je suis pour le mobilier au ras du sol, japanese-style. Le lit haut sur pattes, je déteste. Domino faisait la sièste pendant que ça craqué, il a ouvert un oeil, puis s'est rendormi. Ce chat dormirait à travers un ouragan. 

Sinon je reviens à mes horaires pas bien, à savoir dodo à 4 h du mat' et lever à midi. BFF m'a dit que si c'était mon biorythme, pourquoi lutter contre ? Venant de la part d'une fille qui dort à 8 h du soir et est en pleine forme à 4 h du matin, je suppose qu'elle sait de quoi elle parle. C'est juste que ça me fait bizarre de prendre mon petit déj à l'heure du déjeuner. De fait, un jour, je vais finir par virer les pendules, les montres, les horloges, et la télé, surtout, et vivre selon mon rythme, juste pendant une semaine, voire ce que ça donne. 

Sinon bis, j'ai un projet qui me plait bien, seulement chaque fois que je parle d'un projet sur ce LJ, c'est un epic fail. En prime, ça donne l'impression que je me lance dans plein de trucs sans jamais en finir aucun, ce qui est vrai. J'aime essayer, j'aime commencer, j'ai horreur de finir. Je suis très mauvais dans l'endurance, l'effort quotidien, bref, toutes les qualités censées être celles de l'âge adulte comparé à l'adolescence. Surtout que je m'étais déjà lancée dans ce type de projet et que j'avais lamentablement échoué. On verra dans un mois où j'en suis. 

Sinon ter, j'ai vu mon 2ème film Bollywood, un film de super-héros appelé Krrish et ce n'était pas plus débile que le film de super-héros US. J'étais même impatiente de savoir la fin, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps devant un film. 




hrithik pryia
Je ne suis plus lost in Bollywood, j'ai plongé et je me suis immergée.

J'ai enfin fini de voir La Famille Indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham) et j'ai adoré. Il y a tout ce que je cherche dans un film hindi : une histoire qui finisse bien, des chansons, des danses avec des filles en sari multicolore, de beaux acteurs et de belles actrices. A voir un film, autant rêver.

Le thème du film est universel : au sein d'une riche famille, le fils ainé (Rahul), sur qui reposent évidemment tous les espoirs de son père, tombe amoureux et épouse une fille (Anjalee) qui n'appartient pas à son milieu (comprendre : plus pauvre que lui). Le fils ainé a en fait été adopté, avant que naisse un fils cadet (Rohan). Le père, paters familias à l'ancienne, devant son autorité bafouée, chasse Rahul de la maison avec sa jeune épouse. Dix ans plus tard, revenu de pension, le fils cadet, Rohan, très attaché à son frère, décide de ramener la concorde dans la famille et part pour Londres où Rahul s'est installé. 

Evidemment, ça se termine bien. Mais pas avant qu'il n'y ait eu quelques scènes poignantes, comme lorsque le père jette à la figure de son fils ainé qu'il n'est pas de son sang, qu'il a été adopté, et que c'est pour cela qu'il a agi ainsi, un fils de son sang ne l'aurait pas trahi en épousant une fille de caste inférieure (le mot caste n'est pas prononcé, mais le discours du père, sur le fait que la jeune femme ne saura s'adapter aux coutumes et à la culture de la famille, est explicite). Evidemment le père ne pense pas vraiment ce qu'il dit, il est très en colère, mais Rahul le prend comme une giffle et le spectateur aussi. 

J'ai bien aussi aimé que le frère cadet ne soit reconnu par personne lorsqu'il arrive à Londres et rencontre 'par hasard' la famille que son frère a construit en exil (sa belle-soeur dont Rohan tombera bien évidemment amoureux). Petit garçon enrobé lorsqu'il est parti en pension, il est devenu un magnifique too sexy for your eyes jeune homme et même Rahul ne le reconnait pas, bien qu'il se sente d'instinct pris de sympathie pour cet inconnu qui débarque chez lui. Ca donne lieu à quelques quiproquos sympathiques. Et la vilaine slasheuse que je suis a trouvé là quelque matière à plot bunny. 

La musique est tout aussi bien que le film (à part une chanson qui part un peu trop vers le hip hop pour moi). 

Le tout est dispo soit en dvd, soit par les voies habituelles, avec sous-titrage anglais et français. 



Lost in Bollywood

hrithik pryia
Je détourne le titre choisi par [info]lilibelpour son blog sur le sujet. 

Je suis dans une période Inde depuis un moment. Rien à voir avec Slumdog Millionnaire, toujours pas lu/vu. J'ai lu quelques romans, comme Meurtre dans un jardin indien, du même auteur que Slumdog. Par contre je ne suis pas allée bien loin dans les 1200 pages en police small size du Seigneur de Bombay. En sautant une frontière, j'ai aussi bien aimé Les nuits de Karachi, qui débute comme un Gossip Girl pakistanais mais continue comme un beau roman sur la condition féminine au Pakistan.

Comme je connais très peu le cinéma de Bollywood, mis à part les quelques films diffusés par Arte il y a quelques années (dont l'interminable et triste Devdas), j'ai commandé des dvd un peu au hasard, La famille indienne par exemple. Il y aura toujours l'écueil pour moi de films qui durent trop longtemps, mais en les regardant en 2 séances, ça devrait le faire. Je veux de belles histoires d'amour qui se terminent bien, des chansons, de beaux acteurs/actrices, des couleurs et pas de prise de tête. 

C'est bizarre comme un cinéma qui a quand même l'air d'être apprécié dans le monde entier soit si peu représenté en France. Pas mal de films trouvés en streaming (merci YouTube) sont sous-titrés en anglais seulement, ce qui est okay pour moi, ou alors en plein de langues (espagnol, allemand) mais pas en français. C'est une histoire de chansons, de mentalité, ou simplement de distributeur ? 

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Pour en finir avec les bisounours

fight girl
Je me sens dans l'état d'esprit d'Arthur (Kaamelott) quand il rentre dans la salle de la Table Ronde en disant que c'est pas le jour de le faire chier (je cite).  Je ne sais pas si c'est l'enchainement d'emmerdements, de trucs qui se mettent en travers ou juste mes médocs pour les nerfs qui agissent moins et font ressortir les côtés les plus charmants de ma personalité, mais je me sens d'humeur à bouffer du lion, ou du moins les cojones du premier qui va me chercher. 

Ou alors c'est à cause du chien. Gribouille fait connerie sur connerie, donc je dois sévir, gronder, affirmer mon autorité. Dernier fait d'armes en date : il m'a mis en pièce le très bon Rue Farfadet, roman steampunk français de Raphaël Albert lu récemment et que j'ai adoré. J'ai dû en commander un autre exemplaire. Le chien a entendu causer du pays. Tout ça parce que je l'ai laissé seul le temps de descendre les sacs poubelle. 

Cet aprem, j'ai appliqué les principes de la promenade d'un Bon Chien : le Bon Chien marche à côté de son maître, ou derrière, mais ne tire pas comme un malade sur sa laisse. Sinon, je gronde. Je tire sur la laisse, un coup sec, et je dis non et doucement sur un ton sec, histoire que le chien imprime. Une fois, deux fois, toute la promenade et la suivant et encore après s'il le faut. Naturellement, une bonne âme bisounours qui promenait son propre cabot m'a fait une remarque, genre que j'étais bien méchante avec ce pauvre chien. Je lui ai dit, ton poli mais aussi glacial que la température, de se mêler de ses affaires et de me dénoncer à la SPA si elle n'avait rien d'autre à faire. 

Le dresseur que je vais voir pour Gribouille m'a au moins remis les idées en place : un animal n'est pas un enfant. Gribouille n'est pas mon enfant, c'est mon chien, je suis son maître. Et ça s'applique pour les autres aspects de ma vie. Depuis un mois que Gribouille prend des leçons, c'est moi qui m'améliore. :-)